L’exploitation forestière génère d'importantes quantités de résidus de bois, comme en témoignent les nombreux sites de dépôt de biomasse ligneuse disséminés à travers le Québec.
Ce qui est moins connu, c'est que de tels sites peuvent agir comme de véritables leviers de développement durable. Une gestion saine de ces sites peut également contribuer à la lutte contre les changements climatiques.
En effet, la récupération des résidus issus des activités d’exploitation — trop souvent abandonnés sur place ou éliminés par brûlage — permet de produire efficacement de la chaleur et de l'électricité renouvelables. Cette approche permet de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre, tout en générant des retombées économiques concrètes grâce à la création d'emplois locaux, notamment dans les communautés rurales et autochtones. Elle contribue également à la santé des forêts en limitant les combustibles responsables des incendies et renforce l’autonomie et la résilience énergétiques des régions nordiques isolées.
Le projet Comtois
Depuis plusieurs années, InnovEco développe un projet de production de bioénergie à partir de la biomasse résiduelle dans le nord du Québec.
Le site identifié offre en effet un potentiel de développement exceptionnel. Selon les meilleures estimations actuellement disponibles, le site envisagé offrirait en effet un volume de biomasse suffisant pour produire de la bioénergie solide (sous forme de briquettes ou de granulés énergétiques) pendant plus de 15 ans.
Plusieurs synergies industrielles potentielles existent déjà à l’échelle régionale, soit avec d’autres producteurs ou transporteurs de biomasse résiduelle opérant près de Lebel-sur-Quévillon, ou avec des utilisateurs industriels de biomasse/bioénergie à l’échelle régionale.
